Une location de voiture en Sardaigne est un contrat court retiré à Cagliari, Olbia ou Alghero, et l'île se parcourt mal autrement : les transports publics relient les villes, pas les criques.
Mais depuis quelques saisons, avoir la voiture ne suffit plus. Les plages les plus connues de l'île sont passées à numerus clausus : nombre d'entrées plafonné, réservation obligatoire, billet payant, et parfois obligation d'apporter une natte.
Cette page dit lesquelles, combien elles coûtent, comment on réserve, et ce que ça change à l'organisation d'une journée quand on a loué un véhicule pour la semaine.
L'essentiel en 30 secondes
C'est la particularité sarde, et c'est ce que presque aucun guide de location de voiture en Sardaigne ne dit.
Le principe est simple : pour préserver des sites qui s'érodaient sous la fréquentation, plusieurs communes et gestionnaires de parcs ont plafonné le nombre de visiteurs simultanés, et institué une contribution d'accès.
| Plage | Quota relevé | Billet |
|---|---|---|
| Cala Goloritzè | 250 personnes | 3 € |
| La Pelosa, Stintino | 1 500 personnes | 3,50 €, gratuit jusqu'à 12 ans |
| Rena Bianca | contingenté | 3,50 € |
| Lu Impostu | contingenté | 3,50 € |
| Cala Luna | contingenté | 2 € |
| Tuerredda | contingenté | billet |
| Cala Brandinchi | contingenté | billet |
La réservation se fait à l'avance et en ligne. Sur Cala Goloritzè, elle ouvre 72 heures avant la date, à compter du 1ᵉʳ avril, via le portail ou l'application Cuore di Sardegna, avec une possibilité d'entrée directe depuis le sentier selon les disponibilités restantes.
La logique est la même partout : une part des places part en réservation anticipée, une autre s'ouvre à l'approche de la date.
À La Pelosa et à Rena Bianca, l'usage d'une natte, la stuoia, est explicitement requis, et son absence expose à une sanction.
Ce n'est pas une lubie : le sable de ces plages est très fin et il part dans les serviettes. C'est le même motif qui rend l'emport de sable, de galets et de coquillages passible d'amendes lourdes sur toute l'île.
Traduction pratique : une natte de plage se met dans le coffre de la voiture de location au premier supermarché, elle coûte quelques euros, et elle évite une amende.
C'est là que la contrainte touche vraiment une location de voiture en Sardaigne, et elle se gère bien à condition d'y penser.
Une journée de plage ne s'improvise plus. Sur les sites contingentés, arriver au parking sans billet, c'est risquer de repartir. La journée se cale donc à l'avance, et l'itinéraire du reste de la semaine s'organise autour.
Les distances sardes sont plus longues qu'elles n'en ont l'air. L'île fait près de 270 km du nord au sud, ses routes intérieures sont sinueuses, et les criques les plus belles se gagnent souvent par des routes étroites qui finissent en piste ou en sentier. Cala Goloritzè, par exemple, ne s'atteint qu'à pied.
Le stationnement se paie presque partout en été, séparément du billet d'accès. C'est un poste à part entière du budget d'une semaine.
Le gabarit compte plus que la puissance. Une compacte passe partout ; un grand véhicule se retrouve à manœuvrer sur les routes de bord de mer et dans les villages.
La Sardaigne a trois aéroports, et le choix conditionne la moitié du séjour tant les distances sont réelles.
| Aéroport | Dessert | Pour quelles plages |
|---|---|---|
| Olbia Costa Smeralda | le nord-est | Cala Brandinchi, Lu Impostu, la Costa Smeralda |
| Alghero Fertilia | le nord-ouest | La Pelosa et Stintino, Rena Bianca vers Santa Teresa |
| Cagliari Elmas | le sud | Tuerredda, Chia, Villasimius |
Le golfe d'Orosei, où se trouvent Cala Goloritzè et Cala Luna, est au centre-est : il se rejoint depuis Olbia comme depuis Cagliari, avec à peu près autant de route.
Un aller simple entre deux aéroports se facture cher en location. Sur un itinéraire nord-sud, comparez ce supplément au coût des heures de retour vers le point de départ.
Dans l'ordre où les postes coûtent :
Sur l'autre grande île italienne comme sur le continent, les règles de circulation sont celles du code de la route italien, et elles réservent des surprises coûteuses aux camping-cars : ce que dit la loi italienne sur le stationnement et les ZTL s'applique aussi ici.
L'autre île méditerranéenne où l'arbitrage se pose différemment, c'est la Corse : là-bas la question n'est pas de réserver une plage mais de savoir s'il faut amener sa voiture par ferry ou la louer sur place.
Sur plusieurs d'entre elles, oui, et la réservation est obligatoire : Cala Goloritzè, La Pelosa, Tuerredda, Cala Brandinchi et Lu Impostu fonctionnent à nombre d'entrées plafonné. Les autres plages de l'île restent en accès libre.
De 2 € pour Cala Luna à 3 € pour Cala Goloritzè et 3,50 € pour La Pelosa, Rena Bianca et Lu Impostu. À La Pelosa, l'accès est gratuit pour les enfants jusqu'à 12 ans. Le stationnement se paie en plus.
Par le portail ou l'application Cuore di Sardegna. Les réservations ouvrent 72 heures avant la date d'excursion, à partir du 1ᵉʳ avril, dans la limite de 250 personnes présentes simultanément, avec une possibilité d'entrée directe depuis le sentier selon les places restantes.
Parce que le sable très fin de La Pelosa et de Rena Bianca part dans les serviettes. L'usage de la natte y est explicitement exigé et son absence expose à une sanction financière. C'est la même logique qui rend l'emport de sable passible d'amendes lourdes.
En pratique oui, si le séjour ne se limite pas à une station. Les transports publics relient les villes entre elles, pas les criques ni les plages contingentées, dont plusieurs se rejoignent par des routes étroites et se terminent à pied.
Olbia pour le nord-est et la Costa Smeralda, Alghero pour le nord-ouest et Stintino, Cagliari pour le sud. Le golfe d'Orosei, au centre-est, se rejoint depuis Olbia comme depuis Cagliari avec à peu près autant de route.
Non, et c'est sanctionné lourdement. C'est précisément le motif qui a conduit à imposer la natte sur les plages les plus fines et à contingenter l'accès des sites les plus fréquentés.
Une compacte, pour le gabarit : les routes de bord de mer, les villages et les parkings de plage sont étroits. Vérifiez la climatisation, qui n'est pas systématique en catégorie d'entrée, et le kilométrage inclus, car les distances réelles dépassent ce qu'annonce une carte.
Oui, mais l'aller simple entre deux aéroports sardes se facture, parfois lourdement. Sur un itinéraire du nord au sud, comparez ce supplément au temps et au carburant nécessaires pour revenir au point de départ.